Le maroc, nouvel El Dorado du business ?

Quand on dit « investir au Maroc », beaucoup de financiers ont les poils qui se hérissent sur les bras et préfèrent voir  en cette terre un espace privilégié de soleil et de paysage touristique pour les vacances voire la retraite !

Loin des clichés, ce pays a aujourd’hui un potentiel extraordinaire. Une opportunité de prendre de l’avance sur ce marché qui n’est pas encore saturé par un marketing massif et dont les consommateurs ont des attentes relativement similaires aux Européens.

Mais pourquoi le Maroc ?


Pour sa situation géographique :


  • Elle a une richesse de ressources importantes, notamment l’eau, même si le réseau est aujourd’hui mal géré (90% des ressources servent à l’irrigation et une partie de la population rurale n’y a toujours pas accès), elle peut toutefois accueillir un développement rapide et répondre aux nouveaux besoins (contrairement à la Tunisie par exemple).


  • De plus, l’appauvrissement global des sols et l’état climatique mondial donnent de nouvelles perspectives au pays notamment par son taux d’ensoleillement qui offre un espace privilégié pour le développement énergétique internationale, ce qui attire l’intérêt des plus grosses multinationales.

  • L’Europe est une notion vieillissante qui ne répond plus aux besoins des pays qui la constitue. Dans cette évolution, des nouveaux groupements vont se redessiner selon un schéma précis (Un pays Leader qui possède la force de production, économique et commerciale (l’Allemagne par exemple) qui va privilégier ses rapports un pays émergeant et acheteur (la Hongrie) et plusieurs autres en voie de développement, qui n’ont pas les structures mais qui ont, en revanche la main d’œuvre et les matières premières (Roumanie, Pologne…)). L’Allemagne va donc se reconstituée avec les pays de l’Est, la France est entrain de se construire avec l’Euromed, un partenariat plus serré avec le Maroc comme acheteur et partenaire de croissance. Pour preuve, les avancées économiques d’un pays sont liées à ses évolutions dans le transport et la télécommunication (on peut déjà citer les nouvelles installations de Alstom pour le transport, le développement des réseaux maritimes via Euromed Marseille et pourtour de la mer…). Cette reconstruction, va donner une autre dimension aux pays, mais n’oublions pas que le pouvoir des nations est aussi corrélé avec ses dispositions en matières premières, ainsi, le Maroc va devoir gérer rapidement une nouvelle puissance politique et des futures relations internationales.

Pour sa situation sociale :


  • Cette mutation va engendrer un fort développement des universités et écoles pour répondre aux besoins des entreprises, ce qui fera accroitre en puissance le niveau de consommation et de développement. Le gouvernement axe déjà ses efforts sur l’éducation et l’intégration au travail.

  • La jeune génération à des liens proches avec le monde occidental et la vague traditionaliste s’efface. Beaucoup font des études à l’international et rapportent de plus en plus d’éléments, de méthodes au pays. La demande globale est aujourd’hui supérieure à l’offre

  • La civilisation toute entière est dans une démarche de modernisation et d’approche mondialiste. D’une part pour donner des conditions de vies favorables à chacun et ne pas créer  de balance extrême richesse/pauvreté, d’autre part pour intégrer facilement les immigrants dans une société qui protège la sécurité et la liberté individuelle de chacun.

Pour sa situation politique et économique :


  • Cette mine d’or pour le développement des énergies renouvelables n’échappe pas à l’intérêt des grosses firmes. Total et d’innombrables sociétés sont déjà implantées pour développer leurs centres de recherches et de productions. Elles développent essentiellement l’énergie solaire mais aussi la culture du Jatropha, un biocarburant issu de plantes cultivable dans le désert.

  • A l’heure actuelle, le prix des terrains, des constructions, de la main d’œuvre est incroyablement abordable mais cela va changer rapidement !  Des investisseurs ont su pister l’opportunité par cette agitation économique et se sont déjà lancé dans des constructions hors-normes qui appelleront sans hésitation l’intérêt des marques mondiales et occuperont les meilleures places car nous sommes pleinement dans le cadre du « premier arrivé, premier servi » avant même toutes régulations d’aménagements urbains.

Voir tout le projet : http://www.moroccomall.net/

  • Sa disposition en terme de source de développement énergétique va propulser rapidement le pays comme une nouvelle puissance politique ce qui conduira à créer de nouvelles relations internationales.

  • Le premier pays touristique du continent Européen et Africain. Le secteur hôtelier prospère fortement et développe des structures de plus en plus pharaoniques qui attirent une clientèle plus riche, plus nombreuse mais aussi de nombreux investisseurs. Cela génère une économie puissante qui enrichie le pays exponentiellement. La démarche du développement des infrastructures et télécommunications tend à accroitre l’économie touristique avec des mesures spécifiques telles la libération des espaces aériens, réformes de taxes, aménagements des régions…



Pourquoi ce n’est pas déjà la ruée ?

  • Seules les sociétés qui ont des bureaux d’études d’économie et géopolitique sont au courant de cette tendance et ne dévoilent pas cette opportunité le temps de rebondir et discrétion oblige.

  • Ces grosses multinationales ne peuvent pas s’implanter en un mois, il faut créer un réseau complet, développer des usines, un réseau… ce qui se fait à la suite de longues et coûteuses études qui lorsqu’elles aboutissent, déclenchent un déploiement de grande envergure.

  • Une économie, un marché est un assemblement de plusieurs pièces de puzzle. Cette construction doit se faire en cascade :
    1. Les grosses sociétés productrices de biens et services ne peuvent pas s’intégrer si le réseau revente (supermarchés, points de ventes…) n’est pas en place
    2. Le réseau de GMS ne peut se créer que si le pouvoir de consommation est suffisant
    3. Le pouvoir de consommation dépend de l’implantation des grosses sociétés
    4. Les grosses sociétés dépendent des matières et des ouvriers immigrés
    5. L’immigration dépend de la politique et des points d’attractions (comme le Marrocomall)
    6. Les points d’attractions dépendent de la richesse locale
    7. La richesse locale dépend du tourisme

On remarque que le point par lequel tout démarre est le centre d’attraction, le Marrocomall par exemple. Une fois le centre construit, le processus de construction de marché pourra démarrer. Cela induit que ce sera la vitrine de toutes les attentions du monde lorsque le Maroc s’éveillera et que ce sera un point clé de l’économie mais aussi sur la tendance de consommation.

Points de questionnements :

le peuple Marocain sera-t-il acteur de cette réussite ou spectateur comme pourrait le montrer cette vignette extraite du site ? Est-on entrain de reproduire le schéma de Dubaï, de faire du Maroc une terre d’opportunité pour les riches investisseurs au péril de la civilisation environnante et du partage des ressources ?

Certes, les grosses sociétés génèreront des investissements locaux mais le peuple est-il en mesure de recevoir de telles structures ? Aura-t-il les moyens d’assouvir les besoins et désirs qui lui seront proposés ? La réponse demeure dans l’orientation que mènera le gouvernement face à ces forces industrielles, commerciales et politiques qui n’ont aucune difficulté à pousser la pression…

Copyright : Kilian C.



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