Ipad, sauveur de la presse?

Après avoir constaté le succès fulgurant de l’iPhone et après de nombreuses tentatives d’adaptation sur tablettes, les maisons d’éditions misent aujourd’hui leurs chances sur l’éventuel phénomène ipad.
Très attendu du public, c’ est l’opportunité pour les éditions papiers de se relancer sur le crenau du numérique et pouvoir commercialiser des contenus avec une nouvelle approche économique.

Tactile et d »un format proche de l’A4, l’ipad propose une approche reproduisant l’expérience du papier et même une reproduction de ses imperfections, ce qui séduira les  puristes. La tablette proposera une interactivité des contenus, actualisation en temps reel des articles, des possibilités d’approfondissement… pour nos amis les technophiles !. Le mode de paiement indolore sera l’occasion de pouvoir revaloriser la facturation des produits en fonction de l’utilisation (du simple article a l’abonnement).
Les distributeurs pourront vendre leurs informations a des prix plus compétitifs par l’économie d’impression et distribution (-50%) en proposant du contenu plus ajusté.
Évidemment, il faut pour cela que l’ipad se vende! Le lancement s’est fait avec 450 000 ex aux états unis dès la première semaine et la firme prévoit 7 millions de ventes pour 2010 ce qui rassure largement les inquiétudes.
Toutefois on prévoit un maxima de 100 000 ex en France de ce produit perçu comme élitiste et dont l’utilisation reste a définir.

ipad lecteur presse

On reste donc assez timoré car une telle surface attire aussi l’attention des concurrents et nouveaux entrants de l’information gratuite! N’oublions pas que l’ipad proposera aussi de se connecter a Internet, ce qui ouvre a une concurrence sans fin et non contrôlée.
Il faut donc prévoir que peu d’utilisateurs seront prêt a payer pour obtenir de l’information. Alors comment faire? La publicité! Qui pourra devenir interactive et géolocalisée et qui pourra surtout se vendre plus cher que sur les sites et supports papiers a condition de bien le gérer.
L’ipad ne peut donc être qu’une source supplémentaire de revenu et non une reconversion d’activité.

Pour raison : la culture de la gratuité sur le web.
Les maisons de presses cherchent a facturer au maximum l’accès aux articles en ligne. Beaucoup reviennent sur des versions payantes comme le Times par exemple pour pouvoir sortir de la situation de crise.
Parallèlement, on cultive l’idéologie de la gratuité sur l’Internet.  bon nombre en tirent profit comme Google, en offrant des services gratuits aux internautes désintéressés, payés par des marques motivées par le flux de visiteurs. Ainsi, Les échos.fr ont récoltés 7 millions d’euros grâce à cette publicité hébergée (bien plus que le chiffre d’affaires des magazines Enjeux les échos).

La popularisation et la facilité de développement sur le web font dispercer les flux et les budgets (divisés par 4) et n’ont pas fini de dégringoler face aux concurrents adeptes de la gratuité.
Il est donc évident que la période de la gratuite va être abolie, reste a redessiner un nouveau système d’économie, de le faire accepter par un public cosmopolite mondial et surtout trouver les pionniers prêts a mètre en jeux ses intérêts pour relever le défi.



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