Le nouveau décor des jeux vidéos

Avec une moyenne d’utilisation de 6h par semaines pour un vaste public (7 à 40 ans), le jeu vidéo est en passe de devenir un support publicitaire de premier choix. D’après une étude du bureau Nielsen pour IGA Worldwide, 82% des consommateurs réagissent positivement à la publicité dans les jeux vidéo. 61% d’entre eux déclarent même avoir une meilleure opinion des produits présentés après avoir joué.

Il permet de bien mémoriser les produits et de faire des associations positives avec les marques. Véritable marqueur dans l’inconscient, le loisir virtuel fait partie intégrante de l’éducation et quoi de mieux pour une entreprise qu’éduquer son consommateur à lui être fidèle et loyal!! De plus en plus, les entreprises prennent place dans le décor des surfaces de jeu, dans les accessoires, et sont même parfois payantes! un créneau juteux qui attire les convoitises et génère des profits colossaux.

Bien plus encore, le jeu vidéo s’exporte peu à peu des consoles pour les mobiles et les sites internet. Cette évolution permettra une omniprésence de l’entreprise aux côtés de son consommateur avoir des pouvoirs d’incitations et de convictions inquiétants.

Une affaire à suivre …

(Electronic Arts, par exemple, intégre de la publicité dans toutes ses simulations sportives jusqu’à faire acheter aux joueurs des vêtements de marque virtuels ! ou même ci-dessous dans « Home » de playstation avec la présence de Audi et Diesel parmi tant d’autres).

Audi propose ici des informations en avant première de son modèle A1 que les média n’ont pas encore exploités. Cela créé un sentiment de complicité et motive l’utilisateur à devenir fidèle au support et à la marque.

La tribu des ados

Chaque années dans le monde 1,8 milliard d’euros d’argent de poche sont redistribués aux adolescents par leurs parents.
Un argent dépensé avec une spontanéité plus évidente. Une cible que le marketing entretient fortement et tente d’influencer afin d’en attirer son intérêt.

De cette manière, les entreprises analysent les comportement, créent des segmentations, proposent des produits plus démarqués et capitalisent sur la marque pour fidéliser et attirer de nouveaux prospects.

Une relation qui s’installe à double sens : le jeune souhaite faire parti d’un groupe et se démarquer / l’entreprise propose des produits et une identité distinctive. Par cet échange et la forte consommation du marketing par la société, des tribus se sont progressivement créées.

Aù-delà des produits, les jeunes consomment des marques ce qui dirige les tribus à se démarquer de plus en plus des autres n se rangeant auprès d’un éventail d’entreprises bien déterminées (qui fabriquent également des icônes, des stars par le sponsoring pour pousser le phénomène d’identification).

Les tribus sont :
•    Les gothiques et les punks
•    Les fashions
•    Les néo-classiques
•    Les skateurs
•    Les streets

Ces groupes « classiques » évoluent en fonction des marques et voient régulièrement des phénomènes de mode qui apparaissent et disparaissent sur des périodes courtes (de 6 mois à 3 ans selon l’attachement des marques aux phénomènes). D’actualité, la tendance jeune à délaissé la mode de la Tecktonik. (cette mode s’est vite essoufflée car aucune grande marque ne s’est rattaché à cette tendance trop marquée par peur de se dévier de leur image de marque. Les grandes marques évitent les phénomènes de modes car, la majorité du temps, ils finissent très critiqués ou « ringard » donc rejetés. La Tecktonik n’est pas provenue de la création d’une ou plusieurs marques et le marketing n’a pas trouvé l’utilité de s’appuyer sur le phénomène ce qui l’a rapidement poussé vers la porte de la sortie pour vite passer à une autre tendance) pour laisser place, dès la rentrée 2008 au phénomène lolita.

Le phénomène lolita intéresse fortement le marketing car il intègre bon nombre de marques.
Cette tendance est le croisement d’un changement de génération et d’éducation, porté par de grandes marques de retour sur la scène et qui profitent de l’opportunité pour mettre les bouchées doubles (Ray Ban, ), plébiscités par des icônes déjà en place (Vanessa Paradis), inspiré d’une époque déjà marquée par un marketing et de fortes tendances (années 80’s).

Une tendance en vogue, qui représente une génération proche et inspirée des parents (génération L.O.L) ce qui permet au marketing de travailler dans le sens des ados mais aussi pour les parents par des campagnes rapprochant les générations (par exemple le comptoir des cotonniers ) et qui n’à pas fini de faire parler d’elle !

Tendances du marketing

Le marketing doit s’adapter à une société qui évolue de plus en plus vite. Voici les différents axes qui conditionnent nos actions aujourd’hui :

•    La technologie d’ l’information : la révolution numérique a créé l’aire de l’information ce qui met fin à la consommation de masse avec ses magasins aux stocks démesurés, des publicités omniprésentes et des promotions permanentes. Cette nouvelle période permet de produire avec des quantités et des qualités plus adaptées à la demande et de communiquer de manière plus ciblée.

•    La globalisation : les évolutions de transports et de communication permettent un élargissement d’actions et d’échange avec des pays étrangers.

•    La dérèglementation : beaucoup de pays s’ouvrent à la concurrence et modifient le marché (ex : avec les directives européennes, le territoire français va ouvrir son marché aux opérateurs mobiles étrangers).

•    La privatisation : de nombreuses entreprises publiques sont privatisées, ce qui ouvre les capital aux investisseurs privés (ex : France Télécom, Gaz de France …).

•    Une concurrence de plus en plus lourde : par les diverses ouvertures vues précédemment, de grosses firmes internationales s’intègrent sur le marché avec des budgets marketing colossaux et des méga-marques, ce qui pousse à faire disparaitre petit à petit les marques aux budgets limités et ainsi banaliser le marcher aux couleurs des ces grosses marques. (ex : on remarque par exemple que petit à petit, les individus se vêtissent de la même manière dans les villes Françaises. Pour cause, l’environnement de consommation se copie-colle dans tous les centres commerciaux, on retrouve partout Célio, Jules, H&M … ainsi les tendances sont conditionnées).

•    La convergence intersectorielle : les frontières sectorielles sont de plus en plus floues entre les activités. Les appareils dédiés comme l’appareil photo, le baladeur, la caméra s’intègrent dans un appareil. Autrement, les marques se développent verticalement pour maitriser tout le circuit, de la conception à la vente du produit (ex : carrefour multiplie en permanence ses produits de marque, le consommateur n’y porte pas forcément attention mais remarquez lors de votre prochaines courses la proportion de produits Carrefour et leurs omniprésence sur les têtes de gondole, précurseur dans le domaine : décathlon qui ne vend aujourd’hui presque que des produits de sa marque…).

•    La résistance des consommateurs : le consommateur devient consommacteur. Face à un développement de ses connaissance envers le marketing, le consommateur met un refus parfois à la consommation par une réticence envers le marketing. Seul ou en groupe il s’engage à dénoncer les pratiques et incite ses homologues à rejeter la marque. Le marketing est souvent désigné comme responsable de certains maux de la société, de cette manière, la perception du grand public envers la marketing est souvent critique (on entendra souvent : « le marketing c’est faire vendre des choses qu’on a pas besoin » ).

•    Les évolutions de la distribution : le marché de la distribution est un terrain hostile, les petits commerçants croulent sous le poids de la grande distribution, elle même se fait grignoter par les espaces de hard discount, ces espaces sont réduit de leurs succès par la vente par internet … Pour défendre son succès, plusieurs distributeurs comme la fnac, cultura … organisent des concerts, activités, expositions … pour offrir au client bien plus qu’un simple magasin de produits, un lieu de rendez-vous.

•    La désintégration : les entreprises star sur internet (Yahoo, Amazon, Ebay …) ont fait inquiéter les distributeurs de longue date. La suppression des intermédiaires, la possibilité de réduction des coûts par des surfaces de stockage faibles voire inexistantes, l’apport d’information facile, intuitive et individualisé … fait changer les comportement de consommation.